Harcèlement et viol : un haut fonctionnaire togolais écroué
Le scandale a éclaté il y a quelques semaines, au ministère de l’Action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme du Togo. Le Secrétaire Général du ministère s’est rendu coupable de viol sur une employée de son département.
En attendant la suite de l’instruction judiciaire, le présumé harceleur et violeur a été déposé à la prison civile de Lomé. Selon des sources dudit ministère, une procédure de licenciement pour ‘’faits graves’’ a été également engagée contre l’ancien journaliste.
Les faits
Le journaliste devenu secrétaire général du ministère serait un habitué des faits de violences sexuelles sur les employées. Ses ennuis sont venus cette fois, des plaintes d’une jeune dame, employée dans son département. Le sieur aurait violé l’employée sur place dans son bureau. Sous le choc, la dame se serait immédiatement après, rendue dans les bureaux de la ministre pour se plaindre.
Le présumé violeur interpellé par sa hiérarchie aurait reconnu les faits et présenté ses excuses en espérant s’en tirer discrètement. Mais les juridictions togolaises ont été saisies afin que justice soit rendue à la jeune dame.
L’action judiciaire suite à la présomption de viol
Interpellé par la police, le haut fonctionnaire n’a pas nié les faits. Il a été placé d’abord en garde à vue avant d’être déposé à la prison civile de Lomé pendant l’instruction du dossier. Une procédure de licenciement pour faits graves est également en cours.
Des leçons à tirer de cette affaire de viol
- Les violences sexuelles en milieu professionnel sont une problématique de développement qui compromettent l’image et la productivité des administrations et entreprises lorsqu’elles éclatent.
- Chaque silence gardé par les victimes est une opportunité de récidive donnée aux harceleurs et violeurs. Il est donc important de signaler par écrit ou instantanément les faits de harcèlement et de viol à sa hiérarchie, au médecin de travail ou au représentant du personnel, preuve à l’appui.
- Les lois sur le harcèlement sexuel et autres violences sexuelles en milieu professionnel prévoient en général et au Bénin en particulier, des sanctions administratives sous réserve de poursuite judiciaire par la victime elle-même. Cette dernière peut-être au besoin assistée par l’Institut national de la femme au Bénin.
Plus des voix courageuses s’élèvent contre les violences sexuelles quel que soit le rang social de leurs auteurs, plus les administrations deviendront plus saines pour l’épanouissement des travailleurs, notamment des femmes.