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Sport : Quand le bodybuilding s’empare de la prostate

Avoir une activité physique au moins trois fois par semaine est l’un des gages de la bonne santé. Par contre se construire un corps de rêve à la manière du bodybuilding peut impacter dangereusement la santé de la prostate.

’Elles nous aiment bien musclés, baraqués’’ précise Hervé AMOUSSOU qui s’adonne au bodybuilding depuis bientôt trois ans. Il est très régulier puisque nous fréquentons la même salle de sport à Cadjèhoun, « chez Bibi », un ancien champion Allemand de bodybuilding.

‘’Avec les muscles, nous nous sentons plus en sécurité dans les bras de nos hommes’’ affirment Diane KOURA et Hermine VIDJINANGNI. ‘’En plus, les épaules bien carrées dans un costume ! Rien de plus élégant et rassurant ‘’, s’exclame Sylvia BANKOLE.

Tout ceci est certainement très intéressant pour les yeux et finalement pour la libido des femmes qui raffolent de ces hommes aux corps bien dessinés. Mais à vouloir trop de muscles dans les bras de leurs conjoints, elles finissent par s’emparer de leur couille précisément de leur prostate.

Pour se faire du muscle, la plupart de ceux qui s’adonnent au bodybuilding prennent des substances dites anabolisantes. Ces substances aident non seulement à se faire rapidement du muscle mais aussi elles apportent à l’organisme, un surplus de testostérone. Cette hormone que l’organisme fabrique lui-même naturellement se retrouve alors en excès et abîme progressivement et sournoisement, la prostate. La graisse qui laisse place aux muscles du bras, de la poitrine, s’accumule aussi au niveau de la prostate. Deux phénomènes qui mettent à mal la prostate qui prend précocement un coup de vieux.

Au bout de ces processus, le risque pour les adeptes de cette discipline, est le cancer de la prostate. Entre 30 et 45 ans, le vieillissement précoce des cellules de la prostate les expose à cette pathologie qui ronge.
L’utilisation des substances anabolisantes dans la pratique du bodybuilding est un facteur qui favorise la survenue précoce du cancer de la prostate.

L’adage dit que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais faut-il se rendre malade pour plaire ? Les femmes devraient plutôt être à l’avant-garde de la santé des hommes. Il faut les dégraisser, les déstresser, pour mieux profiter de leur bonté au lit.