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Cancer du sein : mon témoignage

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Je l’ai rencontré aux détours d’un reportage alors qu’il s’était déjà fait de la place dans ma maison. Ce jour-là, j’avais accepté d’offrir mes seins aux caméras pour une démonstration de l’autopalpation, le geste qui sauve. C’est alors que le médecin découvre la boule d’angoisse. Il était tout petit, indolore et moi je ne l’avais jamais remarqué.

Le ciel semblait m’être tombé sur la tête mais je n’allais pas fondre devant mes collègues. Je suis rentrée ce jour-là,confuse, avec les prescriptions du médecin. Ma mère était déjà en proie à de vives  douleurs dans l’un de ses bras. Douleurs qui partaient des aisselles pour s’en prendre à tout son bras.

Difficile d’y croire, pourtant  c’est justement ce mardi-là,  que je découvre cette boule insipide dans l’un des seins de ma mère. C’est de ces seins que j’avais tiré mon breuvage le jeudi, où j’ai poussé mon premier cri à la vie. Un sentiment de culpabilité m’accable et me fait oublier un court instant le monstre retrouvé également dans l’un de mes seins.  

Plus rien n’a été comme d’habitude à Vèdoko, ma maison familiale à partir de ce jour-là. Toutes deux, nous sommes rentrées dans une exploration diagnostique. Alors qu’il m’a été recommandé plus tard, une surveillance rigoureuse de ce ‘’nodule’’, ma mère  en revanche, devrait rapidement démarrer des traitements inaccessibles, mutilants, déprimants et coûteux.

Maman s’est battue courageusement contre cette folie de ses propres cellules. Une trahison qui vient de son propre être et qui ne lui a laissé aucun répit jusqu’à la fin. Des mois d’appréhension, des années de  soins, des semaines d’espoir et puis des jours d’épuisement dans les chaînes de douleurs indescriptibles : j’ai vu ma mère partir chaque jour un peu plus…

A quelques heures de l’ultime voyage, elle me disait encore ‘’ aucune de vous n’aura ce cancer’’, je l’enfermerai dans ma tombe pour toujours ‘’. De cette   phrase, je puise aujourd’hui l’espoir dont je nourris tous les jours mon corps.

Sucre, graisse, tabac, alcool, ils nourrissent les cellules cancéreuses et moi je veux affamer ces monstres. J’ai donc opté pour une alimentation pauvre en aliments raffinés ou transformés, en repas précuits, en graisses, en alcool et surtout j’apprends à mieux gérer mes émotions. Les fruits et légumes sont mes meilleurs alliés dans cette bataille sans oublier le sport entre autre le tapis, le vélo auxquels je m’adonne au moins trois fois dans la semaine.   

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