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Bouton de fièvre et herpès génital : quelles relations ?

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Le bouton de fièvre encore appelé ‘’zanta ‘’ et l’herpès génital sont deux maladies contagieuses distinctes. Il arrive cependant que le bouton de fièvre soit à l’origine de l’herpès génital qui est une maladie sexuellement transmissible. Dans ce cas, le virus est véhiculé par les échanges bucco-génitaux.

Qu’est-ce que le bouton de fièvre ?

Chez nous au Bénin, il est plus connu sous la dénomination ‘’zanta ‘’ en fon.  Ce nom évoque une lésion apparue du fait de maux de tête survenus la nuit. La médecine conventionnelle quant à elle, parle de bouton de fièvre ou d’herpès labial en référence au microbe, aux circonstances d’apparition et à la localisation de ladite lésion. Il s’agit généralement de petites vésicules, bulles ou ampoules douloureuses qui s’installent au niveau de la bouche.

Comment apparaît le bouton de fièvre ?

On sait que la contamination par le virus de la famille herpès simplex HSV1 se fait dans la petite enfance et passe inaperçue.  Dans les cas bruyants, le virus provoque des aphtes, des douleurs et une fièvre élevée qui disparaissent spontanément au bout d’une dizaine à une quinzaine de jours contrairement au virus qui va se loger au niveau des ganglions et autres cellules nerveuses.

Une fois qu’on a donc été en contact avec le virus, on ne s’en débarrasse pas. A l’âge adulte, il va profiter des situations de vulnérabilité immunitaire (défense naturelle de l’organisme) pour se réveiller et refaire surface à travers un bouquet de vésicules au niveau des lèvres.  Par exemple, au cours du paludisme, d’un état grippal, d’une période de stress ou de fatigue intense, le bouton de fièvre va apparaitre chez les personnes qui ont déjà eu la primo infection dans l’enfance. De même, certaines femmes enceintes vont en souffrir.

 Mode de transmission

Le bouton de fièvre est une maladie  bénigne et très contagieuse. Chez les personnes âgées, séropositives ou sous chimiothérapie et chez certains nourrissons, il peut cependant prendre des allures dramatiques. Le virus se transmet par contact direct avec les vésicules qui lorsqu’elles ne sont pas asséchées contiennent un nombre important du virus. Les baisers ainsi que les contacts oraux /génitaux sont les principaux modes de contamination du virus.

L’herpès labial peut ainsi entrainer un herpès génital et vice-versa. Il est vrai que les virus de l’herpès génital  et labial, HSV2 et HSV1 sont différents mais ils restent semblables. Tout comme le bouton de fièvre, l’herpès génital va se traduire par de petites vésicules au niveau des parties génitales y compris l’anus avec de fortes sensations de brûlure. S’en suit un inconfort général dans la zone (picotement, démangeaison) qui va impacter la vie sexuelle de la victime.

Le virus HSV1 du bouton de fièvre peut être également manuporté lorsque la victime n’adopte pas de bonnes règles d’hygiène. Malencontreusement le liquide contenu dans les vésicules du bouton de fièvre se retrouve en cas de mauvaise hygiène dans la main du malade et contamine alors tous les objets qui sont dans son environnement immédiat.

Conseils

  • Eviter de toucher  ou de gratter constamment le bouton de fièvre;
  • Se laver autant que possible les mains, à l’eau et au savon parce que les mains peuvent ramener le virus par exemple au niveau des yeux (conjonctivite) ;
  • Ne vous aventurez pas dans une relation sexuelle ou même dans les échanges buccaux tant que vous n’êtes pas guéris ;
  • Ne partagez pas votre baume ou rouge à lèvre;
  • Il y existe des crèmes pharmaceutiques et autres produits qui peuvent apaiser la sensation de brûlure. Pour les utiliser, tamponner le bouton mais ne le frottez pas.

Selon les chercheurs, 50 à 90% de la population mondiale a déjà été en contact avec le virus de l’herpès labial. Si la maladie est bénigne, il faut tout de même rester prudent pour éviter l’herpès génitale particulièrement dangereuse chez la femme enceinte.